Trois-Rivières — Sans présumer de la décision finale, les membres du comité de candidature de Shawinigan pour l’obtention des Jeux du Québec Été 2012 sont ressortis confiants de leur rencontre avec le jury de Sports-Québec, hier, dans un hôtel de Brossard. «Je pense qu’on devrait avoir de bonnes nouvelles, jeudi», estime le directeur général du comité, Yves Renaud. D’une durée de plus de trois heures, la rencontre a permis de démontrer aux membres du jury que Shawinigan est bien en mesure d’accueillir les Jeux. «Ils sont conscients qu’on a livré la marchandise, reprend-il. On a répondu à toutes les questions d’aplomb, on a été rassurants pour eux et on a validé plein de choses.»
Les exercices de simulation menées avant cette comparution ont permis d’éviter les questions pièges et les surprises, selon Renaud. «Leurs questions ont porté sur le financement, les modalités d’accueil et les infrastructures, mais très peu sur la mobilisation, ce qui nous a surpris, avoue-t-il. Ils nous ont dit: «On voit que vous avez l’appui du milieu», ce qui nous a confortés dans notre travail.»
Renaud, qui avait participé à la première comparution devant ce jury, pour l’obtention des Jeux de 2010, a noté un changement d’ambiance, cette fois-ci. «D’entrée de jeu, le président du jury, Michel Dessureault, a mentionné que l’approche serait différente, cette foisci, mais qu’il avait quand même des critères à respecter. Eux aussi étaient plus détendus. Je n’ai pas eu le sentiment qu’ils comparaient nos réponses à celles des autres, contrairement à la dernière fois.»
Un autre membre du comité de candidature, Michel Morissette de l’URLS, se trouvait lui aussi en terrain familier, mais dans un rôle différent, puisqu’il a siégé à quatre reprises sur le jury de sélection de Sports-Québec, dont la dernière fois en 1983. Hier, les rôles étaient inversés pour lui. «J’ai trouvé que ça n’avait pas trop changé depuis mon temps, ça m’a rassuré!, souriait-
il. Comme avant, chaque membre du jury se spécialisait dans un aspect du dossier.»
Morissette ne s’est pas senti dépaysé face à ces bénévoles qu’il côtoie souvent sur les différents comités de Sports-Québec. «Sur les huit membres du jury, j’en connaissais sept! J’étais très à l’aise avec eux, ce qui est normal quand c’est quelqu’un avec qui tu travailles depuis 20 ans.» Dans l’ensemble, il accordait une bonne note aux autres membres du comité de candidature de Shawinigan 2012. «Je pense qu’on a su répondre aux questions, et aux attentes. On n’a rien caché, même dans les dossiers qui vont demander plus de travail», estime-t-il.
Parmi ces dossiers, il y a bien sûr celui du financement, sur lequel ont porté plusieurs des questions. «Nous avons déjà les deux tiers du financement d’assuré, et on les a convaincus qu’on peut aller chercher la portion qui nous manque, précise le maire de Shawinigan, Michel Angers, à qui revenait la tâche d’ouvrir et de conclure la séance, en compagnie de la présidente du comité de candidature, Pierrette Jacob. Il assure avoir bien apprécié l’expérience. «C’est assez unique dans la vie d’un maire d’avoir la chance de vendre notre ville, pas juste pour le sport mais au-delà de ça. J’ai vécu ça comme un immense privilège, et je le leur ai dit. C’était un beau moment à vivre.» Pour s’y préparer, le premier magistrat avait participé, lui aussi, aux simulations. «Je m’étais saisi de l’ensemble du dossier, autant au niveau des retombées économiques et sociales, que de la fierté et du sentiment d’appartenance. Ça va être une vitrine extraordinaire!»
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